Jusqu’à saturation

Courir jusquà la saturationVos pas sont lourds, vous commencez à piocher, le temps ne passe pas. Chaque mouvement semble difficile, même respirer est un effort.

Pourtant, vous ne courez pas depuis très longtemps, à peine 20 / 25 minutes. Vous avez bien dormi la veille, il ne fait pas très chaud, vous n’êtes pas blessé. Mais vous n’avancez plus.

Votre mental est en lutte. Une lutte contre vous-même. La petite voix vous dit qu’il est temps d’arrêter. Mais l’autre voix vous dit l’inverse. Cette bataille de l’intérieur est une des pires qui puissent exister pour un coureur.

Ce moment peut se produire au bout de 20 minutes, 1 heure, 2 heures. Il apparaît telle une mauvaise surprise pour vous faire basculer du mauvais côté. Du côté de l’arrêt.

Les questions se succèdent dans votre tête, cela devient entêtant. Chaque coureur connaît ce moment. La réponse à apporter est évidemment mentale. Votre mental structure votre course et conditionne votre engagement sur le macadam. Si votre esprit n’est pas dans vos baskets, vos pieds ne voudront pas suivre, les jambes se rallieront à leurs voisines et cela remontera à l’ensemble de votre être.

Une fois votre choix fait de continuer ou pas votre sortie, il vous faudra réfléchir tranquillement à ce qui vient de se passer.

La réponse peut passer par une préparation psychologique de votre prochaine sortie. Le principe est assez simple, il consiste à visualiser en amont votre parcours. Identifiez aussi les moments où vous vous saurez plus en difficultés. Ce paramétrage mental, vous fournira l’influx nerveux nécessaire à votre effort.

Saturation.

Si la réponse ne passe pas par la prévisualisation, cela concerne peut être autre chose : vous êtes saturés de courses à pied. Cela se produit quand on suit trop souvent les mêmes méthodes d’entrainement, les mêmes chemins, les mêmes passages. Une routine s’installe, les efforts ne suivent plus, vous ne vous remettez plus en question. C’est l’impasse.

Quatre solutions s’ouvrent à vous.

La première consiste à improviser votre prochaine sortie. Vous partez de chez vous sans trop savoir si vous irez à gauche ou à droite. Vous suivez votre instinct, vous oubliez votre chronomètre et toutes les mesures. Les jambes choisissent leur chemin et vous laissez carte blanche à vos fidèles amies.

La deuxième solution vous amène à explorer d’autres pistes, plus loin de chez vous. Cela oblige à prendre sa voiture ou les transports. Etant donné que l’on court souvent à proximité de chez soi (ou de son travail), vous élargissez votre terrain de jeu. Cela impose de dégager plus de temps pour votre sortie, mais vous allez goûter à un fruit différent. Profitez-en pour tester un environnement nouveau (le bord de rivière, une colline) par rapport à votre quotidien.

La troisième solution est plus radicale. N’allez pas courir. Oui, n’y allez pas. Je sais que cela va à l’encontre de beaucoup d’articles sur le sujet, mais se forcer sur une activité peut engendrer un dégoût qui sera difficile à faire passer. Le break est salvateur pour redonner une envie par la suite.

La Quatrième solution prône l’infidélité. Laissez vos chaussures de course dans le placard et prenez vos baskets pour aller faire du vélo. Oui, du vélo ! Cela vous donnera l’occasion de vous rappeler le fonctionnement de cette machine et vous brûlerez des calories en faisant fonctionner vos mollets d’une autre manière.

La course à pied ne doit pas devenir une routine ou un carcan lié à un plan d’entrainement. Ce genre d’attitude provoque trop de déséquilibre et impactera négativement votre sport. La notion de plaisir, non de devoir, doit toujours guider vos foulées.

Bon, maintenant il va falloir aller trouver ce satané vélo et regonfler ses pneus.

Roulez bien.

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